Protection sociale de l’assistante maternelle : retraite, arrêt maladie, mutuelle

Protection sociale de l'assistante maternelle

Mardi, 6 h 30. Le thermomètre affiche une fièvre qui ne laisse pas de doute : impossible d’accueillir les enfants aujourd’hui. Il faut prévenir trois familles avant 7 h 30, appeler le médecin, et une question tourne déjà en boucle : « Est-ce que je vais être payée ? » Beaucoup d’assistantes maternelles connaissent ce moment, et beaucoup découvrent ce jour-là qu’elles ne savent pas vraiment comment elles sont protégées.

Bonne nouvelle : vous êtes salariée, et vos cotisations ouvrent des droits réels, comme pour n’importe quel salarié. Vous bénéficiez même d’une prévoyance propre à votre branche, que beaucoup de professionnelles ignorent. Ce guide fait le point sur ce qui vous couvre, sur qui vous indemnise en cas d’arrêt maladie, d’accident du travail ou de maternité, sur la mutuelle et sur la retraite, avec pour chaque situation les démarches à faire. Les règles citées viennent de sources officielles, indiquées au fil du texte. Aucun montant n’est donné : ils évoluent et dépendent de votre situation, utilisez les simulateurs des organismes cités.

Vos cotisations : ce qu’elles financent

Salariée de particuliers employeurs, au régime général

Chaque famille qui vous confie son enfant est votre employeur. Chaque mois, elle déclare votre salaire sur Pajemploi, le service de l’Urssaf qui calcule les cotisations et édite votre bulletin. Ces cotisations vous rattachent au régime général de la Sécurité sociale : assurance maladie, maternité, accidents du travail, retraite, chômage. Nous avons présenté ce statut de salariée dans notre guide des droits et devoirs de l’assistante maternelle ; voyons ici comment il se traduit concrètement le jour où vous en avez besoin.

Les quatre étages de votre protection

ÉtageOrganismeCe qu’il couvre
Sécurité socialeAssurance maladie (CPAM)Remboursement des soins, indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, de maternité, d’accident du travail
Retraite obligatoireL’Assurance retraite (Carsat) pour la base, IRCEM Retraite (Agirc-Arrco) pour la complémentaireVotre pension de retraite, calculée sur les salaires déclarés
Prévoyance de brancheIRCEM PrévoyanceComplément des indemnités journalières, invalidité, décès, selon les conditions de la convention collective
Complémentaire santéLa mutuelle de votre choixCe que la Sécurité sociale ne rembourse pas sur vos soins

Seul le salaire ouvre des droits

Vos droits sont calculés sur votre salaire, pas sur les indemnités d’entretien, de repas ou de déplacement, qui remboursent des frais. C’est pourquoi la façon dont votre rémunération est répartie entre salaire et indemnités compte pour votre protection à long terme. Nous l’expliquons en détail dans notre article pour bien lire votre bulletin de salaire Pajemploi.

Vos interlocuteurs

Retenez cinq noms : la CPAM pour la santé et les arrêts, Pajemploi pour vos déclarations et bulletins, la Carsat pour la retraite de base, l’IRCEM pour la retraite complémentaire et la prévoyance, et le service de prévention et de santé au travail national propre au secteur des particuliers employeurs, prévu par un accord de branche du 4 mai 2022 et financé depuis le 1er janvier 2025.

Arrêt maladie : qui vous paie et que faire

Les bons réflexes dès le premier jour

Dès que votre médecin vous arrête, prévenez chaque famille au plus vite, par téléphone puis par écrit, pour qu’elle s’organise. Ensuite, l’Urssaf et l’Assurance maladie décrivent les mêmes étapes :

  • dans les 48 heures, vous envoyez à votre CPAM les volets 1 et 2 de l’avis d’arrêt de travail, avec une attestation sur l’honneur datée et signée indiquant votre dernier jour de travail chez vos employeurs ;
  • vous remettez le volet 3, ou une copie, à chacun de vos employeurs ;
  • vous n’envoyez rien à Pajemploi : l’Urssaf précise qu’aucun document ne doit lui être adressé.

Côté familles, la démarche est simple : pendant votre absence pour maladie, elles n’ont ni à payer ni à déclarer les jours d’absence, et elles déclarent seulement le salaire réellement dû pour le mois, selon la règle de calcul donnée par l’Urssaf. Prévenez-les qu’elles n’ont pas d’autre formalité à faire pour votre arrêt.

Les indemnités journalières de la Sécurité sociale

Pendant l’arrêt, ce n’est plus l’employeur mais l’Assurance maladie qui vous indemnise, sous conditions d’activité avant l’arrêt. Les indemnités journalières sont versées à partir du quatrième jour d’arrêt : les trois premiers jours constituent le délai de carence, sauf exceptions comme l’accident du travail. L’Assurance maladie calcule elle-même votre indemnisation à partir de vos salaires ; vous suivez vos paiements sur votre compte ameli.

Le complément de la prévoyance IRCEM

C’est l’avantage que beaucoup d’assistantes maternelles ignorent. La convention collective des particuliers employeurs (IDCC 3239) prévoit une prévoyance de branche, gérée par l’IRCEM, qui peut compléter les indemnités de la Sécurité sociale. Selon l’IRCEM, ce complément est versé à partir du huitième jour d’arrêt maladie, et dès le premier jour en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle reconnus, sous conditions.

Côté démarches, la Sécurité sociale transmet automatiquement vos décomptes d’indemnités journalières à l’IRCEM. Votre rôle : vérifier que vos coordonnées bancaires sont bien enregistrées dans votre espace client IRCEM, et transmettre sans tarder les prolongations éventuelles. Les conditions pour en bénéficier (durée d’activité, salaires) figurent dans la convention collective : vérifiez votre situation auprès de l’IRCEM dès votre premier arrêt.

Pendant l’arrêt : un contrat suspendu

Votre arrêt suspend tous vos contrats, pas seulement celui d’une famille. Les familles doivent s’organiser autrement pendant votre absence, mais votre contrat n’est pas rompu. La question des congés payés pendant un arrêt est traitée dans notre guide des congés de l’assistante maternelle.

Arrêt long, reprise progressive, inaptitude

Après un arrêt long, une reprise à temps partiel pour motif thérapeutique peut être prescrite par votre médecin. Selon l’Assurance maladie, elle suppose l’accord de l’employeur, et ses modalités se fixent dans le respect des préconisations du médecin du travail ; avec plusieurs familles, c’est donc à discuter avec chacune. Si le médecin du travail vous déclare définitivement inapte, la convention collective (article 119.5) prévoit que chaque employeur, qui ne peut pas vous proposer un autre poste, notifie la rupture dans un délai d’un mois ; vous devez aussi en informer le conseil départemental, qui réexamine votre agrément. Une indemnité est prévue, différente selon que l’inaptitude est d’origine professionnelle ou non.

🎓 L’instant Pro

Préparez un dossier « protection sociale » avant d’en avoir besoin : vos bulletins de salaire classés par famille et par année, les coordonnées de chaque employeur, votre numéro de Sécurité sociale, votre identifiant IRCEM et un modèle d’attestation sur l’honneur prêt à remplir. Le jour où la fièvre arrive, vous n’avez plus qu’à prévenir les familles et poster l’arrêt.

Accident du travail et maladie professionnelle

Un accident pendant l’accueil ou sur le trajet

Vous travaillez chez vous, mais un accident survenu pendant vos heures d’accueil, en vous occupant des enfants, est un accident du travail : une chute dans l’escalier en portant un bébé, une blessure au dos en installant un enfant dans sa poussette. Un accident survenu sur un trajet effectué pour votre travail, par exemple en accompagnant un enfant à l’école ou au relais petite enfance, peut aussi être reconnu, comme accident de trajet ou de travail selon les circonstances. C’est la CPAM qui se prononce.

La déclaration : c’est le parent employeur qui la fait

Selon l’Assurance maladie, vous informez votre employeur dans les 24 heures. Le parent employeur concerné déclare ensuite l’accident à votre CPAM dans les 48 heures, avec le formulaire prévu ; le numéro demandé est son numéro d’employeur Pajemploi. Il déclare et paie les heures effectuées avant l’accident. Si l’employeur ne fait pas la déclaration, vous pouvez la faire vous-même auprès de votre CPAM. Avec plusieurs familles, c’est la famille concernée par l’accident qui le déclare ; prévenez aussi les autres de votre arrêt.

En cas d’accident du travail reconnu, il n’y a pas de délai de carence pour les indemnités journalières, et le complément IRCEM peut être versé dès le premier jour, sous conditions.

Accident du travail ou assurance individuelle accident ?

Ne confondez pas les deux. L’accident du travail relève de la Sécurité sociale, grâce à vos cotisations. L’assurance individuelle accident est un contrat privé, facultatif, que vous pouvez souscrire en plus. Nous en parlons dans notre guide de l’assurance de l’assistante maternelle.

Prévenir plutôt que subir

Porter des enfants toute la journée, se pencher sur un lit à barreaux, s’accroupir des dizaines de fois : le dos et les articulations sont très sollicités dans votre métier. Quelques habitudes limitent les risques : un plan à langer à la bonne hauteur, des escaliers dégagés, des jeux rangés au sol en fin de journée, et des gestes de portage appris plutôt qu’improvisés.

Grossesse, congé maternité et congé parental

Une protection contre la rupture du contrat

Annoncer sa grossesse aux familles peut inquiéter. La loi vous protège. Selon service-public.gouv.fr, qui s’appuie sur le Code du travail (article L1225-4) et sur la convention collective, la rupture du contrat est impossible pendant le congé maternité lui-même, et pendant les congés qui y sont rattachés. De l’annonce de la grossesse jusqu’au début du congé, puis pendant les dix semaines qui suivent, la rupture n’est possible que pour une faute grave ou pour un motif étranger à la grossesse qui rend impossible le maintien du contrat, avec une lettre motivée. Annoncez votre grossesse par écrit, pour que la date soit incontestable.

Le congé maternité, indemnisé par la Sécurité sociale

Pendant votre congé maternité, vos contrats sont suspendus et l’Assurance maladie vous verse des indemnités journalières, calculées sur vos salaires des mois précédents, sous conditions d’activité. Prévenez chaque famille des dates de votre congé le plus tôt possible : elles auront besoin de temps pour organiser une solution de garde provisoire.

Votre bébé et votre agrément

À votre retour, pensez à votre agrément : selon le Code de l’action sociale et des familles, il fixe le nombre maximal d’enfants placés sous votre responsabilité, y compris vos propres enfants, et la loi plafonne le nombre d’enfants de moins de 3 ans présents en même temps. L’arrivée de votre bébé peut donc réduire le nombre d’enfants que vous pouvez accueillir : faites le point avec la PMI avant de reprendre. Tout est expliqué dans notre guide de l’agrément d’assistante maternelle.

Le congé parental d’éducation

Après la naissance, vous pouvez demander un congé parental d’éducation si vous avez au moins un an d’ancienneté, dans un ou plusieurs emplois, indique service-public.gouv.fr. L’employeur ne peut pas le refuser. Le contrat est suspendu et le salaire n’est pas versé ; une aide de la CAF peut, sous conditions, prendre le relais. La demande se fait un mois avant la fin du congé maternité si vous l’enchaînez. Particularité intéressante : pendant ce congé, il est interdit d’exercer un autre emploi, sauf celui d’assistant maternel. Service-public signale aussi des règles particulières pour la rupture du contrat avec un particulier employeur pendant ou à la fin de ce congé : renseignez-vous avant de vous engager.

Mutuelle et prévoyance

La prévoyance de branche : ce qu’elle couvre

Vous n’avez rien à souscrire pour en bénéficier : elle découle de la convention collective et elle est financée par les cotisations prélevées sur vos salaires. Selon l’IRCEM, elle peut prévoir, sous conditions, un complément de salaire en cas d’arrêt de travail, une rente en cas d’invalidité, un capital et une rente éducation pour les proches en cas de décès, ainsi qu’un capital en cas de certaines maladies graves. Elle prévoit aussi une indemnité de départ à la retraite, dont nous parlons plus bas.

La mutuelle est-elle obligatoire ?

C’est une question fréquente, et la réponse surprend souvent. Dans les entreprises, l’employeur doit proposer une complémentaire santé collective à ses salariés. Mais les textes rattachés à la convention collective des particuliers employeurs ne comprennent pas d’accord de complémentaire santé : ils organisent la prévoyance, pas la mutuelle. Les familles qui vous emploient ne vous proposent donc pas de mutuelle collective. La complémentaire santé reste un choix personnel, fortement conseillé, que vous souscrivez à titre individuel. L’IRCEM propose une offre destinée aux salariés du secteur, facultative, à comparer avec d’autres.

Bien choisir sa complémentaire santé

Partez de vos besoins réels plutôt que de la publicité. Regardez le niveau de remboursement des soins que vous utilisez le plus (consultations, optique, dentaire), la prise en charge d’une hospitalisation, les délais de carence éventuels, et vérifiez si vous pouvez être couverte par la mutuelle de votre conjoint. Comparez au moins deux ou trois propositions à garanties égales. Enfin, si vous rencontrez une difficulté passagère, l’action sociale de l’IRCEM propose des aides ponctuelles, présentées dans notre article sur les aides financières pour les assistantes maternelles.

La retraite de l’assistante maternelle

Retraite de base et retraite complémentaire

Comme tout salarié du privé, vous aurez deux retraites. La retraite de base est versée par l’Assurance retraite, via la Carsat de votre région. La retraite complémentaire relève de l’Agirc-Arrco : selon l’IRCEM, c’est IRCEM Retraite, sous la tutelle de la fédération Agirc-Arrco, qui la gère pour les salariés employés par des particuliers.

Comment se valident vos trimestres

Selon service-public.gouv.fr, les trimestres de retraite de base sont validés selon le montant de vos revenus soumis à cotisations sur l’année, et non selon votre durée de travail. Deux conséquences pour vous. D’abord, les salaires de toutes vos familles s’additionnent : c’est l’ensemble de vos contrats qui compte. Ensuite, comme les indemnités d’entretien ne sont pas du salaire, elles ne valident pas de trimestres. Lorsque vous négociez un contrat, le taux horaire compte donc davantage pour votre retraite que le montant des indemnités.

Vérifier son relevé de carrière

Créez votre compte sur info-retraite.fr et consultez votre relevé de carrière dès maintenant, sans attendre la fin de votre activité. Une période manquante se corrige plus facilement quand on a encore les justificatifs. D’où l’importance de conserver tous vos bulletins de salaire, sans limite de durée, classés par employeur : ils sont la preuve de votre carrière. Notre article sur le bulletin de salaire Pajemploi explique comment les archiver.

Partir à la retraite : les démarches et vos contrats

La demande de retraite se fait en ligne sur info-retraite.fr, en une seule fois pour tous vos régimes, de base et complémentaires. Selon service-public.gouv.fr, il est conseillé de la déposer plusieurs mois avant la date de départ souhaitée.

Côté contrats, la convention collective prévoit que la salariée qui souhaite partir à la retraite en informe son employeur par écrit : vous prévenez donc chaque famille, par écrit, en respectant un délai de prévenance raisonnable pour qu’elle trouve une solution de garde. La convention prévoit aussi une indemnité de départ volontaire à la retraite, sous conditions, versée par l’organisme assureur de la branche et non par les familles. Pour la fin de chaque contrat et les documents à vous remettre, voyez notre guide de la fin de contrat d’assistante maternelle.

Retraite progressive et cumul emploi-retraite

Vous n’êtes pas obligée d’arrêter d’un coup. La retraite progressive permet, à partir d’un certain âge et d’une durée d’assurance minimale, de toucher une partie de sa retraite tout en travaillant à temps partiel ; une règle spécifique permet de mesurer ce temps partiel pour les assistantes maternelles, à partir des heures d’accueil. Une fois à la retraite, le cumul emploi-retraite permet aussi de continuer à accueillir des enfants : service-public.gouv.fr cite l’activité d’assistant maternel parmi celles qui le permettent, sous conditions. Les règles du cumul changent pour les retraites qui débutent à partir du 1er janvier 2027 : vérifiez-les auprès de l’Assurance retraite avant de décider. Et si vous envisagez plutôt un nouveau métier en fin de carrière, lisez notre article pour évoluer après le métier d’assistante maternelle.

📌 Important à retenir

Vos droits à la retraite et à l’indemnisation reposent sur votre salaire déclaré, pas sur les indemnités. Conservez tous vos bulletins, consultez votre relevé de carrière régulièrement, et pensez à la prévoyance IRCEM dès votre premier arrêt : elle n’est pas facultative, elle fait partie de votre statut.

Plusieurs employeurs : comment vos droits s’additionnent

Avoir plusieurs familles ne vous désavantage pas. Pour la retraite, les salaires de toutes vos familles comptent ensemble. En cas d’arrêt maladie ou de maternité, chaque famille reçoit son volet ou son information et n’a pas d’autre démarche à faire, et c’est l’Assurance maladie qui calcule vos indemnités à partir de vos salaires. Un arrêt suspend tous vos contrats en même temps. L’accident du travail, lui, est déclaré par la famille concernée. Pour tout le reste de la vie à plusieurs employeurs, lisez notre guide de l’assistante maternelle multi-employeurs.

Récapitulatif : qui vous couvre, et que faire

SituationQui vous indemnise ou vous couvreVotre démarchePour aller plus loin
Arrêt maladieCPAM, puis complément IRCEM sous conditionsVolets 1 et 2 et attestation sur l’honneur à la CPAM sous 48 h, volet 3 à chaque familleameli.fr
Accident du travailCPAM sans délai de carence, complément IRCEM sous conditionsPrévenir la famille sous 24 h, qui déclare à la CPAM sous 48 hAssurance
Grossesse et maternitéCPAMAnnoncer la grossesse par écrit, prévenir les familles des dates du congéAgrément
Congé parentalCAF, sous conditionsDemande à chaque employeur, un mois avant la fin du congé maternitéservice-public.gouv.fr
Invalidité, décèsCPAM et prévoyance IRCEMSe renseigner auprès de l’IRCEMircem.com
Soins courantsCPAM et mutuelle personnelleChoisir et souscrire sa complémentaire santéAides financières
RetraiteCarsat (base) et IRCEM Retraite (complémentaire)Vérifier son relevé de carrière, demande unique sur info-retraite.frBulletin de salaire
Fin de carrièrePrévoyance de branche (indemnité de départ)Prévenir chaque famille par écritFin de contrat

Conclusion

Assistante maternelle, vous êtes une salariée à part entière, protégée par la Sécurité sociale comme les autres, avec en plus une prévoyance de branche qui complète vos indemnités et prépare votre départ à la retraite. Pour faire valoir ces droits le jour venu, il suffit de quelques réflexes : prévenir chaque famille, envoyer les bons documents à la bonne caisse, conserver vos bulletins et vérifier votre relevé de carrière. Une protection connue est une protection dont on profite vraiment.

Les formations à suivre

Sources (consultées le 22/10/2026) : Urssaf, « Absences des salariés à domicile » ; Assurance maladie (ameli.fr), pages arrêt maladie, accident du travail et de trajet, congé maternité, temps partiel thérapeutique ; IRCEM, pages prévoyance et retraite ; convention collective des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile (IDCC 3239) et accord du 4 mai 2022 sur la santé au travail (Légifrance) ; service-public.gouv.fr, fiches F16842, F2280, F1761, F13941 et F13243 ; L’Assurance retraite, retraite progressive.

Vos questions / Nos réponses

Qui paie une assistante maternelle en arrêt maladie ?

Pendant l’arrêt, les familles n’ont pas à payer les jours d’absence. C’est l’Assurance maladie qui verse des indemnités journalières, à partir du quatrième jour d’arrêt, sous conditions. La prévoyance de branche gérée par l’IRCEM peut les compléter à partir du huitième jour d’arrêt, sous les conditions prévues par la convention collective.

Que faire quand on est assistante maternelle en arrêt maladie ?

Prévenez chaque famille au plus vite. Dans les 48 heures, envoyez à votre CPAM les volets 1 et 2 de l’avis d’arrêt avec une attestation sur l’honneur indiquant votre dernier jour de travail, et remettez le volet 3 à chacun de vos employeurs. Rien n’est à envoyer à Pajemploi. Vérifiez enfin que vos coordonnées bancaires sont à jour dans votre espace IRCEM.

L’IRCEM complète-t-elle les indemnités d’arrêt maladie ?

Oui, sous conditions. La convention collective des particuliers employeurs prévoit une prévoyance de branche, gérée par IRCEM Prévoyance, qui complète les indemnités journalières de la Sécurité sociale à partir du huitième jour d’arrêt maladie, et dès le premier jour en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle reconnus. La Sécurité sociale lui transmet automatiquement vos décomptes.

La mutuelle est-elle obligatoire pour une assistante maternelle ?

Les textes de la convention collective des particuliers employeurs organisent une prévoyance de branche mais ne comprennent pas d’accord de complémentaire santé : les familles ne vous proposent donc pas de mutuelle collective. La complémentaire santé reste un choix personnel, fortement conseillé, à souscrire à titre individuel, par exemple auprès de l’IRCEM ou d’un autre organisme.

Comment est calculée la retraite d’une assistante maternelle ?

Comme pour tout salarié du privé, elle comprend une retraite de base, versée par l’Assurance retraite, et une retraite complémentaire Agirc-Arrco, gérée par IRCEM Retraite. Les trimestres sont validés selon les salaires soumis à cotisations, tous employeurs confondus. Les indemnités d’entretien, qui ne sont pas du salaire, n’ouvrent pas de droits. Le simulateur d’info-retraite.fr permet d’estimer votre pension.

Qui verse la retraite complémentaire d’une assistante maternelle ?

C’est IRCEM Retraite, placée sous la tutelle de la fédération Agirc-Arrco, qui gère la retraite complémentaire des salariés employés par des particuliers. La demande de retraite se fait en une seule fois sur info-retraite.fr, pour la retraite de base et la complémentaire.

Peut-on continuer à travailler en étant à la retraite quand on est assistante maternelle ?

Oui. Le cumul emploi-retraite permet de continuer à accueillir des enfants une fois à la retraite, sous conditions, et service-public.gouv.fr cite l’activité d’assistant maternel parmi celles qui le permettent. Les règles changent pour les retraites qui débutent à partir du 1er janvier 2027 : vérifiez-les auprès de l’Assurance retraite avant de décider.

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