Projet d’accueil d’assistante maternelle : le rédiger pas à pas (avec exemples)

Projet d'accueil de l'assistante maternelle : moment de jeu à domicile

Premier rendez-vous avec une famille. Le café est servi, le bébé observe la salle de jeux depuis les bras de sa mère, et le père pose la question que vous attendiez : « Comment se passe une journée chez vous ? » Vous connaissez la réponse par cœur, vous la vivez tous les jours. Pourtant, à l’oral, tout se mélange : les horaires, la sieste, les sorties, votre façon de faire avec les enfants qui pleurent au départ des parents. Vous repartez avec l’impression d’en avoir dit trop, ou pas assez.

C’est exactement à cela que sert le projet d’accueil : mettre par écrit votre façon de travailler, pour que les parents la comprennent et pour que vous puissiez vous y appuyer au quotidien. Ce guide vous accompagne rubrique par rubrique : ce qu’il faut y mettre, comment le formuler, ce qu’il vaut mieux laisser au contrat, et comment le faire vivre une fois écrit. Vous y trouverez des exemples de formulations à adapter, pas un modèle à recopier.

Le projet d’accueil, c’est quoi exactement ?

Un document qui présente votre accueil

Le projet d’accueil d’une assistante maternelle est un document écrit qui présente l’accueil que vous proposez : qui vous êtes, ce qui compte pour vous dans l’accompagnement des enfants, comment s’organisent les journées et quelles règles s’appliquent à toutes les familles. Il s’adresse d’abord aux parents, qui y trouvent des réponses concrètes avant de vous confier leur enfant. Mais il vous sert aussi : en l’écrivant, vous clarifiez vos pratiques, vos priorités et vos limites.

Ce n’est ni un contrat ni un règlement administratif. C’est votre manière de dire : « Voilà comment je travaille, et pourquoi. » Il complète l’entretien avec les parents, il ne le remplace pas.

Est-il obligatoire ?

Pour une assistante maternelle qui accueille les enfants à son domicile, aucun article du code de l’action sociale et des familles n’impose de rédiger un document intitulé « projet d’accueil » (vérification sur Légifrance au 29/10/2026). Les critères de l’agrément, fixés par un référentiel national annexé à ce code, portent sur vos capacités : communiquer avec les parents, prendre en compte les besoins de chaque enfant, poser un cadre éducatif cohérent, vous organiser au quotidien. Un projet d’accueil bien construit est justement une façon de montrer ces capacités, et beaucoup de services de PMI et de relais petite enfance encouragent à en rédiger un.

Deux situations font exception. En maison d’assistants maternels (MAM), le référentiel prévoit que votre capacité à travailler en équipe est évaluée « notamment à partir d’un projet d’accueil commun ». Et si vous passez le CAP AEPE avec l’option « projet réel d’accueil », un dossier de projet d’accueil est demandé pour l’épreuve EP3 (voir plus bas).

À ne pas confondre avec les autres documents

Le vocabulaire de la petite enfance compte plusieurs documents aux noms proches. Les distinguer vous évite de mettre dans votre projet d’accueil ce qui relève d’ailleurs.

DocumentQui l’écritÀ quoi il sert
Projet d’accueilVous, assistante maternellePrésenter votre façon de travailler et les règles du quotidien, pour toutes les familles
Contrat de travailVous et chaque parent employeurFixer les horaires, le salaire, les congés, les indemnités : voir notre guide du contrat d’assistante maternelle
PAI (projet d’accueil individualisé)La famille et le médecin, avec les professionnelsOrganiser l’accueil d’un enfant qui a un problème de santé (allergie, traitement) : voir notre article sur le projet d’accueil individualisé
Projet pédagogiqueL’équipe d’une crècheTraduire le projet d’établissement en pratiques quotidiennes : voir notre guide du projet pédagogique en crèche

Avant d’écrire : les questions à vous poser

Le piège classique consiste à ouvrir un traitement de texte et à écrire de belles phrases sur « l’épanouissement de l’enfant ». Le résultat ressemble à tous les projets d’accueil, et donc à aucun. Commencez plutôt par regarder ce que vous faites déjà. Prenez une feuille et répondez honnêtement à ces questions :

  1. Comment se déroule concrètement une journée chez moi, de l’arrivée du premier enfant au départ du dernier ?
  2. Qu’est-ce que je refuse de faire, même si un parent me le demande ?
  3. Qu’est-ce qui me rend fière dans mon travail avec les enfants ?
  4. Quelles pièces de mon logement sont dédiées à l’accueil, et comment sont-elles aménagées ?
  5. Combien d’enfants j’accueille, de quels âges, et comment je fais cohabiter un bébé et un enfant de trois ans ?
  6. Quelles situations ont déjà créé des malentendus avec des familles ?
  7. Comment je souhaite échanger avec les parents au quotidien ?
  8. Quelles formations ai-je suivies, et qu’ont-elles changé dans ma pratique ?

Vos réponses sont la matière première de votre projet. Les questions 2 et 6 sont souvent les plus utiles : ce que vous refusez et ce qui a déjà posé problème, ce sont précisément les points à écrire noir sur blanc pour éviter qu’ils ne se reproduisent.

Les rubriques du projet d’accueil, une par une

Il n’existe pas de plan imposé. Les rubriques ci-dessous sont celles que l’on retrouve dans la plupart des projets d’accueil d’assistantes maternelles. Pour chacune, voici ce qu’on y met et un exemple de formulation : la version vague, qu’on lit partout, et une version concrète, qui dit vraiment quelque chose aux parents.

Vous présenter

Quelques lignes suffisent : votre parcours, depuis quand vous êtes agréée, pour combien d’enfants, les formations suivies, éventuellement ce qui vous a menée vers ce métier. Les parents cherchent à savoir à qui ils confient leur enfant, pas à lire un CV.

  • Vague : « Passionnée par les enfants, j’exerce ce métier avec amour. »
  • Concret : « Assistante maternelle agréée depuis 2019, j’accueille trois enfants de moins de trois ans. J’ai suivi une formation sur le jeu libre, qui a changé l’aménagement de ma salle de jeux. »

Vos valeurs éducatives

C’est la rubrique la plus difficile, parce que tout le monde a les mêmes valeurs sur le papier : respect, bienveillance, autonomie. Ce qui fait la différence, c’est de relier chaque valeur à un geste du quotidien. Limitez-vous à trois ou quatre valeurs, et donnez pour chacune un exemple.

  • Vague : « Je favorise l’autonomie de l’enfant. »
  • Concret : « Je laisse l’enfant essayer avant de l’aider : mettre ses chaussures, se servir de l’eau, ranger les jouets. Cela prend plus de temps, et j’en tiens compte dans l’organisation de la journée. »

Le lieu d’accueil et son aménagement

Décrivez les espaces où vivent les enfants : la pièce de jeux, l’endroit où ils dorment, le jardin ou le balcon s’il y en a un, les zones interdites et la façon dont elles sont sécurisées. Expliquez aussi comment vous organisez le matériel : jouets accessibles à hauteur d’enfant, coin calme, espace pour bouger. Si vous privilégiez le jeu libre, c’est ici que vous le montrez.

Une journée type

C’est la rubrique que les parents lisent en premier. Présentez le déroulé avec des horaires indicatifs : arrivées, temps de jeu, sortie, repas, sieste, goûter, départs. Précisez que ces repères s’adaptent au rythme de chaque enfant, notamment pour les bébés, qui suivent leur propre rythme de sommeil et de repas.

  • Vague : « La journée est rythmée par des activités adaptées. »
  • Concret : « Vers 10 h, nous sortons tous les jours, sauf orage ou froid intense : parc, marché ou promenade. Le repas est servi vers 11 h 30, puis vient la sieste. Les plus petits dorment quand ils en ont besoin, dans leur propre lit. »

Repas, sommeil, change et propreté

Ces moments de soin sont au cœur des inquiétudes des parents. Indiquez qui fournit les repas, comment vous gérez la diversification en lien avec la famille, comment se passent l’endormissement et le réveil, ce que les parents fournissent pour le change. Pour la propreté, dites simplement que vous l’accompagnez au rythme de l’enfant et en accord avec la famille ; notre article sur l’apprentissage de la propreté peut vous aider à formuler votre position.

Activités, sorties et écrans

Inutile de lister toutes les activités possibles. Expliquez plutôt votre logique : place du jeu libre et des activités proposées, sorties régulières (parc, relais petite enfance, bibliothèque), activités que vous aimez particulièrement partager. Prenez aussi position sur les écrans : c’est une question que beaucoup de parents se posent, et une réponse claire dans votre projet évite d’avoir à en débattre plus tard.

L’adaptation

Décrivez comment vous concevez les premiers jours : temps courts en présence d’un parent, puis séparations de plus en plus longues, objets de la maison qui rassurent l’enfant. Le projet d’accueil explique votre façon de faire ; la durée et les conditions de la période d’adaptation, elles, se fixent dans le contrat de travail.

La santé : enfant malade et urgences

Indiquez ce que vous faites si un enfant tombe malade chez vous (vous prévenez les parents, qui viennent le chercher si son état le nécessite), dans quels cas vous ne pouvez pas l’accueillir le matin, et comment vous réagissez en cas d’urgence. Pour les médicaments, le code de la santé publique (article L2111-3-1) permet aux professionnels de l’accueil du jeune enfant d’administrer un traitement à la demande des parents, s’il a fait l’objet d’une prescription médicale et s’il peut être regardé comme un acte de la vie courante. Précisez donc ce que vous demandez aux parents : l’ordonnance et leur demande écrite. Pour un enfant qui a un problème de santé au long cours, l’organisation passe par un PAI, distinct de votre projet d’accueil.

La communication avec les parents

C’est souvent le point qui déclenche la confiance. Expliquez comment se passent les transmissions du matin et du soir, si vous tenez un cahier de liaison, si vous envoyez des nouvelles dans la journée et par quel moyen, et comment les parents peuvent vous joindre. Notre article sur la communication entre parents et professionnels détaille les outils qui fonctionnent le mieux.

🎓 L’instant Pro

Écrivez comme vous parlez aux parents lors d’un entretien, avec « je » et des phrases courtes. Relisez chaque rubrique en vous demandant : « Un parent qui lit cette phrase sait-il ce qui va se passer concrètement pour son enfant ? » Si la réponse est non, ajoutez un exemple. Si une rubrique dépasse une demi-page, elle contient probablement des généralités à couper.

Les règles du quotidien à écrire noir sur blanc

La plupart des tensions avec les familles naissent de petites choses jamais dites : un retard qui devient habituel, une grand-mère qui se présente sans prévenir, une photo publiée sans accord. Les écrire dans votre projet d’accueil, c’est les rendre impersonnelles : la règle vaut pour tout le monde, elle n’est dirigée contre personne. Et le jour où un désaccord survient malgré tout, vous trouverez des repères pour le désamorcer dans notre article sur le lien de confiance avec les parents employeurs.

Les retards

Dites ce que vous attendez : être prévenue dès qu’un retard est prévisible, par téléphone ou message. Les conséquences sur les heures travaillées relèvent du contrat de travail ; dans le projet d’accueil, vous expliquez surtout pourquoi la ponctualité compte, pour l’enfant qui attend et pour votre propre organisation.

Les personnes qui viennent chercher l’enfant

Une bonne pratique consiste à demander aux parents la liste écrite des personnes qu’ils autorisent à venir chercher leur enfant, et à indiquer que vous demanderez une pièce d’identité à toute personne que vous ne connaissez pas. Écrite dans votre projet, cette règle ne vexe personne le jour où vous l’appliquez.

Photos, objets personnels et affaires à fournir

Le droit à l’image, rattaché au respect de la vie privée (article 9 du Code civil), impose l’accord des parents avant de photographier un enfant et, plus encore, avant toute diffusion. Indiquez dans votre projet si vous prenez des photos, à qui vous les envoyez, et que vous n’en publiez aucune sans autorisation écrite. Précisez aussi ce que les parents apportent (doudou, tétine, vêtements de rechange, couches) et ce qu’il vaut mieux laisser à la maison, comme les jouets fragiles.

Une règle pour toutes les familles

Quand vous accueillez plusieurs enfants de familles différentes, la tentation est grande d’accorder un petit arrangement à l’une, puis un autre à la suivante. Le projet d’accueil vous protège de cet engrenage : vous pouvez y renvoyer chaque famille avec la même réponse. Nous développons ce point dans notre guide de l’assistante maternelle multi-employeurs. Tout ce qui touche à l’argent et aux horaires (tarif, indemnités, heures complémentaires) reste dans le contrat de chaque famille, pas dans le projet d’accueil.

Longueur, présentation et sommaire type

Combien de pages ?

Pour la version que vous remettez aux familles, deux à trois pages bien structurées suffisent largement : au-delà, peu de parents lisent jusqu’au bout. Rien ne vous empêche de garder pour vous une version plus détaillée, qui vous sert de fil conducteur et de support pour l’entretien. Si vous préparez le CAP AEPE avec l’option « projet réel d’accueil », les consignes du service interacadémique des examens (SIEC, session 2027) limitent le dossier à cinq pages, page de garde non comprise ; vérifiez celles de votre académie.

Un sommaire type

Voici un plan que vous pouvez adapter, en supprimant les rubriques qui ne vous concernent pas :

  1. Qui je suis
  2. Ce qui compte pour moi dans l’accueil des enfants
  3. Mon lieu d’accueil
  4. Une journée chez moi
  5. Repas, sommeil et soins
  6. Jeux, activités et sorties
  7. Les premiers jours : l’adaptation
  8. Santé et sécurité
  9. Nos échanges au quotidien
  10. Les règles de fonctionnement

Le rendre agréable à lire

Des titres clairs, des paragraphes courts, quelques photos de votre lieu d’accueil, sans enfant reconnaissable. Une mise en page soignée compte, mais elle ne doit pas prendre le pas sur le contenu : un outil de mise en page en ligne ou un simple traitement de texte font très bien l’affaire. Faites relire votre projet par une personne extérieure au métier : si elle comprend tout sans vous poser de question, c’est gagné.

Les modèles trouvés en ligne

Les exemples et modèles de projet d’accueil abondent sur internet. Ils sont utiles pour trouver des idées de rubriques ou débloquer une page blanche. Mais un projet recopié se repère vite : les parents qui rencontrent plusieurs assistantes maternelles lisent parfois les mêmes phrases d’un document à l’autre. Inspirez-vous de la structure, jamais du texte. Votre projet doit décrire votre maison, vos habitudes, vos enfants accueillis.

Faire vivre son projet d’accueil

Le présenter au premier rendez-vous

Le projet d’accueil prend toute sa valeur pendant l’entretien. Plutôt que de le tendre en début de rencontre, servez-vous-en comme d’un fil conducteur : parcourez les rubriques avec les parents, laissez-les poser leurs questions, puis remettez-leur un exemplaire à relire au calme. Nous expliquons dans notre article pour trouver des familles pourquoi ce document pèse souvent dans le choix des parents. Pour préparer cet échange, la formation Les clés d’un entretien réussi avec un particulier employeur vous aide à mener l’entretien sans le subir.

Le remettre aux familles

Aucun texte n’impose de faire signer le projet d’accueil. Certaines assistantes maternelles demandent aux parents de dater et signer une page indiquant qu’ils en ont pris connaissance : c’est une pratique, pas une obligation, mais elle facilite le dialogue le jour où une règle doit être rappelée. Si vous le faites, gardez un exemplaire signé par famille.

Le mettre à jour

Un projet d’accueil vieillit avec votre pratique. Relisez-le au moins une fois par an, et à chaque changement important : nouvel agrément, déménagement, nouvelle formation, arrivée d’un animal, changement dans votre famille. Datez chaque version, et prévenez les familles déjà accueillies quand une règle change.

📌 Important à retenir

Votre projet d’accueil décrit votre façon de travailler ; votre contrat fixe les conditions d’emploi avec chaque famille. Gardez l’argent et les horaires dans le contrat, et mettez dans le projet tout ce qui fait votre accueil : vos valeurs, votre organisation, vos règles. Un projet daté, relu chaque année et présenté à chaque famille vous évite la plupart des malentendus.

Cas particuliers : la MAM et le CAP AEPE

En maison d’assistants maternels

En MAM, le projet d’accueil devient un travail d’équipe. Le référentiel national de l’agrément (annexe 4-8 du code de l’action sociale et des familles, en vigueur depuis le 1er septembre 2021) prévoit que la capacité à travailler en équipe est évaluée « notamment à partir d’un projet d’accueil commun ». Ce projet commun pose les valeurs et l’organisation partagées ; chaque assistante maternelle peut le compléter de ses propres pratiques. Le règlement intérieur de la MAM, qui organise la vie entre professionnelles, est un document distinct. Notre article sur les maisons d’assistantes maternelles détaille les étapes de création.

Pour le CAP AEPE

Les assistantes maternelles et gardes d’enfants à domicile qui passent le CAP AEPE peuvent choisir, à l’inscription, l’option « avec projet réel d’accueil » pour l’épreuve EP3. D’après les consignes du SIEC pour la session 2027, le candidat rédige alors un projet d’accueil en deux exemplaires, de cinq pages au maximum hors page de garde. Le dossier n’est pas noté : seule la prestation orale l’est, mais ne pas l’envoyer à temps empêche de passer l’épreuve. Les dates et modalités varient selon les académies : reportez-vous à votre convocation.

Récapitulatif : les rubriques en un coup d’œil

RubriqueCe qu’on y metErreur fréquente
PrésentationParcours, agrément, formationsUn texte sur la « passion des enfants » sans information
Valeurs éducativesTrois ou quatre valeurs, chacune illustrée par un gesteUne liste de mots que tout le monde emploie
Lieu d’accueilPièces, aménagement, sécuritéOublier les zones interdites et leur sécurisation
Journée typeDéroulé avec horaires indicatifsDes horaires présentés comme rigides pour les bébés
Repas, sommeil, soinsQui fournit quoi, endormissement, change, propretéNe pas dire ce que les parents doivent apporter
Activités et sortiesVotre logique, vos sorties régulières, votre position sur les écransUn catalogue d’activités sans fil conducteur
AdaptationVotre façon d’accompagner les premiers joursY fixer la durée, qui relève du contrat
SantéEnfant malade, médicaments, urgencesConfondre avec le PAI
CommunicationTransmissions, cahier de liaison, nouvellesPromettre des nouvelles permanentes impossibles à tenir
Règles du quotidienRetards, personnes autorisées, photos, affairesY glisser le tarif ou les indemnités

Conclusion

Un bon projet d’accueil ne cherche pas à impressionner : il vous ressemble, il se lit en quelques minutes et il dit concrètement aux parents ce qui va se passer pour leur enfant. Le temps que vous passez à l’écrire, vous le regagnez à chaque entretien et à chaque malentendu évité. Commencez par vos pratiques réelles, écrivez simplement, et faites-le évoluer avec vous.

Les formations à suivre

Sources (consultées le 29/10/2026) : code de l’action sociale et des familles, annexe 4-8 (référentiel de l’agrément des assistants maternels, en vigueur depuis le 01/09/2021) et recherche « projet d’accueil » dans le code (Légifrance) ; code de la santé publique, article L2111-3-1 (Légifrance) ; Code civil, article 9 ; SIEC, consignes de l’épreuve EP3 du CAP AEPE avec projet réel d’accueil (session 2027).

Vos questions / Nos réponses

Est-il obligatoire de rédiger un projet d’accueil quand on est assistante maternelle ?

Pour une assistante maternelle qui accueille à son domicile, aucun article du code de l’action sociale et des familles n’impose de projet d’accueil. Il reste fortement conseillé, car il montre aux parents et à la PMI votre façon de travailler. En maison d’assistants maternels, le référentiel de l’agrément prévoit en revanche que la capacité à travailler en équipe est évaluée notamment à partir d’un projet d’accueil commun.

Comment rédiger un projet d’accueil pour une assistante maternelle ?

Partez de vos pratiques réelles : décrivez une journée chez vous, ce que vous refusez, ce qui a déjà posé problème. Organisez ensuite le texte en rubriques (présentation, valeurs, lieu d’accueil, journée type, repas et sommeil, activités, adaptation, santé, communication, règles du quotidien), et illustrez chaque valeur par un geste concret. Écrivez avec « je » et des phrases courtes.

Combien de pages doit faire un projet d’accueil ?

Pour la version remise aux familles, deux à trois pages bien structurées suffisent. Vous pouvez garder une version plus détaillée pour vous. Pour le CAP AEPE avec l’option projet réel d’accueil, les consignes du SIEC (session 2027) limitent le dossier à cinq pages, page de garde non comprise.

Peut-on utiliser un modèle de projet d’accueil trouvé en ligne ?

Un modèle aide à trouver des idées de rubriques, mais le texte doit être le vôtre. Les parents qui rencontrent plusieurs assistantes maternelles repèrent vite les phrases recopiées. Inspirez-vous de la structure et décrivez votre maison, vos habitudes et votre organisation.

Quelle différence entre projet d’accueil et PAI ?

Le projet d’accueil présente votre façon de travailler à toutes les familles. Le PAI, ou projet d’accueil individualisé, organise l’accueil d’un enfant qui a un problème de santé, comme une allergie ou un traitement au long cours. Il est établi avec la famille et le médecin, et concerne un seul enfant.

Comment rédiger un projet d’accueil en MAM ?

En maison d’assistants maternels, les professionnelles rédigent ensemble un projet d’accueil commun : valeurs, organisation des journées, règles partagées avec les familles. Chacune peut le compléter de ses pratiques. Le règlement intérieur, qui organise la vie entre assistantes maternelles, est un document distinct.

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